Ligue 1

EST - ESS : Le grand rendez-vous est déjà là


Le coach Reghecampf peaufine les derniers réglages avec Rafia et Faraj avant le match face à l'Etoile du Sahel. (Photo est.org.tn)
Le coach Reghecampf peaufine les derniers réglages avec Rafia et Faraj avant le match face à l'Etoile du Sahel. (Photo est.org.tn)

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Après près de trois mois d’arrêt, l’attente touche enfin à sa fin. La Ligue 1 reprend ses droits et, pour l’Espérance, le calendrier n’a pas vraiment choisi la facilité. Dès la première journée, les Sang et Or ont rendez-vous avec l’Étoile du Sahel, dimanche après-midi au stade de Radès. Une affiche qui aurait sans doute mérité d’intervenir un peu plus loin dans la saison, lorsque les équipes auront eu le temps de trouver leurs repères, mais que le sort a décidé d’installer d’emblée au programme.

Cette reprise arrive dans un contexte particulier. L’été a été animé à tous les niveaux avec des changements administratifs, des évolutions au sein du staff et un mercato particulièrement suivi. Tout cela a alimenté les discussions et la curiosité autour de la nouvelle Espérance. Mais après les arrivées et les départs, l’heure est venue de regarder ce qui compte vraiment : le terrain. Et dès dimanche, chacun pourra commencer à se faire une première idée de la nouvelle version de l’équipe.

Sur le papier, l’Espérance s’est donnée les moyens de ses ambitions. L’effectif a été renforcé, en quantité comme en qualité, même si tout cela demande encore à être confirmé sur la pelouse. La préparation a permis au staff de travailler et de répéter ses gammes, mais quelques inconnues subsistent forcément à l’heure d’entrer dans la compétition. Les quatre dernières recrues, arrivées tardivement, n’ont notamment disputé aucun match amical avec leurs nouveaux coéquipiers. Leur intégration et leurs automatismes restent donc à construire...

Pour ce premier rendez-vous, l’effectif est néanmoins largement opérationnel. Youcef Belaïli, annoncé prêt, devrait être de la partie, contrairement à Lucas Ribeiro, qui poursuit encore son programme de préparation. Mohamed Dräger, touché musculairement, est forfait, tandis que Chiheb Jebali et Hamza Jelassi purgeront leurs suspensions liées à leur accumulation de cartons de la saison dernière.

Au-delà de la rivalité traditionnelle entre les deux clubs, ce classique aura aussi une saveur particulière sur le banc adverse. À la tête de l’Étoile, Christian Bracconi retrouvera effectivement une équipe qu’il connaît parfaitement pour l’avoir dirigée la saison dernière à deux reprises dans des circonstances bien différentes, chaque fois en mission de sauvetage. Le Français avait alors réussi son passage sur le banc sang et or : huit matches, aucune défaite et, surtout, une Coupe de Tunisie remportée au terme d’un parcours sans accroc.

Forcément, le technicien conserve une place à part dans le cœur du public espérantiste. Il a laissé de bons souvenirs au club et connaît encore une bonne partie du groupe, même si celui-ci a été sérieusement remanié depuis son départ. Dimanche, il faudra donc se méfier d’une Étoile qui, contrairement à l’Espérance, a avancé avec beaucoup de discrétion durant sa préparation. Peu d’exposition, peu d’indices : suffisamment pour inciter à la prudence...

Car un premier match de championnat après une si longue coupure est rarement synonyme de football totalement abouti. Les automatismes sont encore fragiles, les jambes parfois lourdes et les équipes cherchent encore leur équilibre. On aurait pu souhaiter que ce grand classique intervienne un peu plus tard, lorsque les deux formations auraient trouvé leur rythme de croisière. Mais peut-être est-ce justement ce qui rend cette affiche encore plus intéressante ?

Deux grands rivaux, deux ambitions élevées, un stade de Radès qui promet d’être bien garni et, surtout, trois premiers points déjà en jeu. Pour le vainqueur, ce succès aurait évidemment une valeur comptable, mais aussi un poids psychologique important pour lancer la saison du bon pied.

L’Espérance sait ce qui l’attend. Il lui faudra répondre présente dès la première sortie, malgré les incertitudes inhérentes à une reprise. Les supporters, eux, n’attendent plus que cela. Après près de trois mois de patience, ils seront nombreux à retrouver les tribunes de Radès avec l’envie de voir leur équipe repartir sur de bonnes bases.

Et pour contenter les fidèles Sang et Or, le scénario idéal ne serait pas difficile à dessiner : un bon match, de l’engagement, des promesses pour la suite et, surtout, une Espérance victorieuse.

Bonne chance à nos valeureux Sang et Or !