Pseudo-affaire

Des chiens et des journalistes !


Decastel menant les siens en Champions League 2012. (Photo CHALA)
Decastel menant les siens en Champions League 2012. (Photo CHALA)

En parcourant ou écoutant nos médias, on se pose souvent des questions quant au niveau d'instruction de nos journalistes. Les hommes de la plume, à la recherche inassouvissable de sensations, nous étalent dans leurs chef-d'œuvres les signes de leur … ignorance.

Il y a quelques jours, Sami Akrimi, a interviewé le coach helvétique de l'Espérance Sportive de Tunis, sur les ondes de la radio privée Express FM, faisant un tour d'horizon de l'expérience du suisse à la tête de l'Espérance. L'une des questions de Akrimi a porté sur Korbi et le journaliste a employé deux métaphores "un petit chien loup" et "un petit pitbull" pour parler du caractère footballistique du joueur. Sami Akrimi a bien précisé qu'il cherchait une réponse loin de "tous les bobards"; il ne s'intéressait qu'aux aspects techniques et tactiques. Dans sa réponse Decastel a redéployé les mêmes métaphores suggérées par le journaliste. Et voila que d'autres semblants de journalistes, qui, parait-il, ne comprennent ni la langue française, ni ne connaissent les métaphores, se jettent aveuglement sur le discours pour nous dégoûter avec leurs analyses ridicules d'ignorance !

La vie des métaphores ? C'est pas de la tarte ! (Photo © leconcombre.com)

Une petite définition de métaphore pour éclairer la lanterne de nos surdoués de journalistes (c'est de la pure ironie, bien sur, au cas où … !). Etudes Littéraires nous informe que : "La métaphore est une figure qui consiste à désigner un objet ou une idée par un mot qui convient pour un autre objet ou une autre idée liés aux précédents par une analogie. La métaphore fusionne donc en un seul les deux termes de la comparaison; il s'agit d'une comparaison sans terme comparatif (ainsi que, comme, ressembler à, semblable à, tel que, etc.), d'une comparaison implicite."

Si ces journalistes, connaissant parfaitement le français, et sachant décoder les analogies et comprendre les sens implicites des métaphores, mais par manque de professionnalisme, ont oublié d'entendre l'interview en question, on peut tout de même la leur passer en revue tout en explicitant quelques liaisons entre les sens figurés et propres des réponses de Decastel !

Selon son coach Korbi le "chien fou" est le type de joueur qui "va au contact",  "met le pied" et qui n'est "pas bien placé". Decastel veut tout simplement que son joueur s'améliore sur ces aspects de son jeu pour devenir utile dans son schéma tactique et dans le jeu de l'Espérance. Decastel aime bien que son joueur progresse tactiquement car un joueur de milieu de terrain "ne peut pas aller n'importe où" ni "faire n'importe quoi". Pour Decastel, il est important que Korbi "reste devant la défense" et sache quand sortir et quand ne pas le faire.

La hargne et le rage de vaincre de Korbi ! Il a tout de même intêret à discipliner son jeu. (Photo CHALA)

C'est une simple question de discipline tactique messieurs les journalistes. Foot Plus a déclenché les hostilités avec son petit article "Decastel : Korbi, un chien fou qui manque d'intelligence tactique" et puis Attounissia, tombant dans le panneau, a aveuglement suivi ! Khaled Yaâkoubi, d'Attounissia, usant des nuances péjoratives du terme, estime que Decastel a classifié Korbi parmi les chiens enragés qui s'essoufflent pour rien au sens propre du terme ! La conclusion de cet éclairé de journaliste et que "la déclaration de Decastel est dangereuse et que l'analogie est encore plus risquée". Pire, Decastel, selon les dires de Yaâkoubi, "se réfugie derrière le fait de violer la sainteté de Korbi et de ternir son image" pour expliquer ses choix.

Le journaliste d'Attounissia ne pouvait pas rater l'aubaine pour ensuite nous peindre l'image de supporters Sang et Or en sit-inneurs au Parc B pour exiger le départ de Decastel en lui scandant le fameux "Dégage" ! Quelle médiocrité !

L'illuminé d'Attounissia prévoit un scénario aussi risible que ses pensées burlesques : Une précipitation d'évènements dans la citadelle Sang et Or qui concrétiserait ses désirs refoulés ! Il laisse libre cours à ses rêves, les yeux ouverts !

Le pauvre journaliste qui ne pouvait pas joindre Korbi au teléphone trouve les moyens de nous décrire un Korbi tendu et en ébullition, avec les nerfs à fleur de peau, guettant le moment de vengeance, lui qui réagit souvent aux provocations sur le rectangle vert ! Il se demande, en fin de compte, de quoi sera faite la réponse de Korbi à Decastel !

 

Decastel : Déclarations exploitées par des sans scrupules ! (Photo CHALA)

Autres chiens métaphoriques

Le journalisme en Tunisie, et là je vais utiliser une métaphore de Marcel Proust, qui emploie curieusement le mot chien, tirée de son œuvre À la recherche du temps perdu, "pourquoi ne se rebiffe-t-il pas davantage, au lieu de prendre ces airs de chien couchant ?" Et je ne vais pas m'arrêter là; je vais gaver nos journalistes de métaphores et d'expressions de chien ! A eux de rechercher les sens voulus ! Quand vont nos journalistes arrêter d'être des "mauvais chiens" magnifiant des "chiens écrasés" qu'ils tirent de n'importe où pour servir des desseins abjects ? Dans leur "métier de chien" pourquoi cherchent-ils à asséner des "coups de chien" aux autres ? Supposons que "les chiens de Decastel et de Korbi ne chassent pas ensemble", l'Espérance doit-elle être en crise parce que les autres le sont ? Ces antis veulent-ils "faire comme les grands chiens, … pisser contre les grandes murailles" bien que ce soit au-dessus de leurs forces ? Leur "mal de chien" pour trouver une audience justifie-t-il cette "humeur de chien" qui règne dans les médias ? Est-ce "un temps de chien" ou c'est l'attitude de "chien couchant" qui les pousse à agir ainsi ? Pourquoi regardent-ils l'Espérance "en chiens de faïence" ? Et ce n'est pas nouveau, "à toute heure, chien pisse et femme pleure", avec nos excuses pour les résonances antiféministes !

Avec ce que l'on lit, et qui ne vaut vraiment pas "les quatre fers d'un chien", il nous est évident que notre journalisme est toujours "entre chien et loup", que le journaliste "arrive comme un chien dans un jeu de quilles" ! Attendons voir de quoi sera fait leur "après chien et loup" ! Espérons tout de même que nos journalistes "aillent du chien" pour séduire leurs lecteurs et non plus ces articles "pas bon à jeter aux chiens" !

En attendant, à ces pauvres sous-doués, nous disons haut et fort : Ne touchez pas à notre Espérance, laissez notre coach faire son travail et laissez notre Cœur de Lion tranquille ! L'Espérance est plus grande que vos manigances, Decastel est au dessus de vos insinuations mesquines et Korbi reviendra encore plus fort !

Korbi reviendra encore plus fort ! (Photo CHALA)

Avant de "rompre les chiens", Méfiez-vous de vos chiens, l'Espérance a "d'autres chiens à fouetter" et ne compte pas "donner sa part aux chiens" ! Touchez à l'Espérance et on vous promet "un chien de votre chienne" ! Et pour rompre : "Les chiens aboient, la caravane passe".